Test – The Quiet Man, le néant à voix basse




Sorti du chapeau de Square Enix sous les lumières de l’E3 2018, The Quiet Man avait conservé un parfum de mystère que les images officielles n’avaient pas réussi à chasser. Au mois de juin, on avait simplement pris note de l’idée générale – mêler prises de vue réelles et séquences de jeu centrées sur les combats -, aperçu le logo du studio Human Head à la fin de la bande annonce, et plissé les yeux à la lecture de l’oraison marketing : « expérience cinématique narrative« . Narration un peu particulière car le héros de The Quiet Man n’entend rien. Un héros sourd (mais pas amnésique) qui éprouve le besoin de se dépenser pour exprimer sa colère, en voilà un parti pris audacieux, non ? De la finesse dans l’écriture du personnage, une alternance savante entre scènes de castagne et moments creux du récit, et le tour semblait joué. En réalité, après un peu plus de trois heures d’immersion, l’expérience vécue déjoue toutes les prédictions estivales. Elle est littéralement incroyable. Elle est inoubliable. Elle est catastrophique.

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