Test – Call of Cthulhu, la douleur tombée du ciel




De nos deux heures passées sur Call of Cthulhu en août dernier, on était rentré surpris mais conquis. Surpris par ce « RPG d’enquête » à la première personne finalement bien plus linéaire qu’espéré, mais conquis par l’ambiance épaisse des docks de Darkwater et quelques moments lugubres du meilleur effet. Sept ou huit heures de jeu plus tard, c’est avec le ventre lourd qu’il nous faut entamer ce texte : après les filets minutieusement levés pour nous régaler à la gamescom venaient les restes, et la dernière créature de Cyanide tient malheureusement plus de la rascasse tiède que du turbot.Non content de se trimbaler avec le bon vieux Styx sous le bras, Cyanide aura profité de la présentation du line-up des jeux estampillés Focus Home Interactive pour déballer, après deux ans d’attente, le prochain Call of Cthulhu. On notera au passage que les gars de chez Frogwares sont gentiment passés aux oubliettes, sans beaucoup plus de détails. Un premier contact qui donne une meilleure idée de l’approche privilégiée pour un jeu qui sera bien attendu au tournant par les fans de H.P. Lovecraft.En 2017 chez Cyanide, on ne chôme pas. On n’a jamais chômé, notez, mais l’atelier du studio a rarement été aussi garni que ces temps-ci. Styx : Shards of Darkness, Werewolf pour le compte de White Wolf et un programme de DLC à terminer pour Blood Bowl II, c’est déjà pas mal, mais une quatrième bête se tapit dans les locaux parisien du développeur. Un Grand Ancien, d’abord confié à Frogwares par Focus puis rappatrié par chez nous en 2015, sobrement baptisé The Call of Cthulhu. On le savait jeu d’enquête en vue à la première personne, un peu RPG aux entournures, on l’a désormais vu tourner et on a même peut-être un peu flippé. « Récit », comme dirait l’autre.

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